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L’article de La Nouvelle république consacrée au COP Centre

 

Bonjour,

Voici l’article de la Nouvelle République du 18 juillet qui s’est intéressé au Centre opérationnel de la Région Centre, le COP. Le “ Centre opérationnel proximité ” (TER, corails) à Tours doit “ encaisser ” et gérer tout ce qui peut arrêter les trains : météo, accidents, incidents, pannes…

Mickaël Lepennetier au Centre opérationnel proximité à Tours (TER et corails), dans l’ombre de la gare publique. – (Photo NR)

 

 

Comme le dit Mickaël Lepennetier, « il faut encaisser » tous les petits et grands évènements, les « aléas » qui peuvent ralentir ou arrêter les trains. Le chef du Centre opérationnel proximité, le « COP », évalue à une cinquantaine les pépins qui lui tombent sur la tête au quotidien, dans la région Centre.

Et, avec une dose d’humour, il ajoute, ayant ses grands écrans sous les yeux : « Quand tout va bien, on n’a rien à faire. Mais ça n’arrive jamais ! » L’objectif, en cas de coup dur, est « d’isoler le mal pour qu’il ne se propage pas à d’autres trains. On est vite victime de l’effet papillon. » Effet papillon ou phénomène du château de cartes. Un grain de sable, et tout s’enraye.
Avec une grève, prévue, « on s’adapte », on programme en amont, une, deux journées avant : « On fait appel à des cars. » Le plus difficile est de répondre à l’urgence, à l’imprévu. Et dieu sait qu’il s’en passe des choses pas très catholiques dans les trains et sur les voies : un conducteur malade, une voyageuse enceinte sur le point d’accoucher, des animaux percutés, des arbres tombés, accidents et suicides, impacts de plombs, de pierres dans les vitres, des pannes de clim, de caténaires, gel l’hiver, chaleurs extrêmes l’été, et même les feuilles mortes à l’automne « qui graissent le rail et font patiner le matériel », sans parler des bagarres et autres incivilités.
Plus grave encore. Mickaël Lepennetier se souvient des inondations de juin 2016 : « Cela a duré trois semaines entre Tours et Vierzon. Dans ce cas, les voies se dérobent. On fait appel, là aussi, aux transporteurs de cars, mais ils n’ont pas toujours de chauffeurs disponibles. » Pire encore, il n’« oubliera jamais » le fameux colis abandonné (on ne parle plus d’alerte à la bombe) de septembre 2016 en gare de Tours : « Évacuation puis fermeture de la gare, l’horreur pour nous ! Dans ces moments-là, le COP bouillonne, est en effervescence. »
Les priorités ? « Gérer au mieux les moyens matériels sollicités, limiter les trains en ligne, les retards, informer et prendre en charge les voyageurs, les alimenter en bouteilles d’eau et plateau-repas si besoin. » Il faut faire vite et bien.

Comment ça marche ?

> Le Centre opérationnel de proximité s’occupe des TER et intercités (les trains d’équilibre du territoire, les TET en jargon SNCF). A noter qu’au 1er janvier 2018, la région Centre-Val de Loire, autorité organisatrice, récupère les intercités. Un TER roule en moyenne à 150 km/heure.
> Le COP doit agir en fonction d’un plan de transport connu à J – 7. Il gère les moyens, la circulation des trains et informe les voyageurs à partir d’un plateau technique et informatique situé à la direction régionale SNCF en gare de Tours.
> Le COP fonctionne en 3X8 ou 2X8, 24 heures sur 24, tous les jours, avec une bonne trentaine d’agents sur place. Il doit faire face à une cinquantaine d’aléas au quotidien sur ses 300 trains en région. Il y a plus d’une centaine de chocs déclarés par an avec des animaux, sangliers, cervidés, en région, chiffre en augmentation.

Il y a les voyageurs pressés, levés de bon matin pour aller travailler. Puis il y a ceux qui prennent le train comme un nouveau chemin d’aventure, pour un week-end, une semaine, un mois… des vacances. Qu’on l’emprunte régulièrement ou une fois par an seulement, que l’on aime rêver le nez à ses fenêtres, que l’on se passionne pour ses belles machines, qu’on loue sa praticité ou bien que l’on ronchonne pour un tracé, un horaire, un retard… le train laisse rarement indifférent. Alors, en partenariat avec la SNCF, une fois par semaine pendant tout cet été, nous vous emmenons dans les coulisses de son organisation, à la rencontre de ceux qui le font vivre et fonctionner. Attention à la fermeture des portes…

Le chiffre : 300

C’est le nombre de trains de « proximité », 250 TER et 50 intercités (corail, Paris – Tours, Paris – Bourges – Montluçon) que le COP de la région Centre, à Tours, gère chaque jour, sur la région (soit une centaine de convois qui effectuent donc chacun en moyenne trois voyages au quotidien entre 5 h 30 et minuit-1 h), pour 15.000 à 20.000 voyageurs transportés chaque jour dans cette région, hors TGV. Cent-vingt conducteurs sont mobilisés quotidiennement sur le secteur Centre, qui font chacun en moyenne trois voyages par jour.

La phrase : “ Le réseau ferré en région Centre-Val de Loire est un vaste bourbier ”

raconte Mickaël Lepennetier, dirigeant du COP (Centre opérationnel proximité). Ceci, pour expliquer la difficulté de gérer un tel secteur en forme de « triangle » entre Tours (tourné vers Poitiers – Bordeaux, Nantes), Vierzon (Limoges) et Orléans (tourné vers Paris). Il y a beaucoup de lignes secondaires (en Lochois, Chinonais en Indre-et-Loire), et toute la région est traversée par les lignes TGV. Le moindre problème, et c’est tout ce secteur qui est impacté, avec de gros risques de paralysie ferroviaire. En Bretagne, par exemple, c’est plus simple car il n’y a que deux grands couloirs ferroviaires parallèles.

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4 commentaires pour "L’article de La Nouvelle république consacrée au COP Centre "

  1. Benoit S. dit :

    merci pour ce article, j’espérais qu’on trouve enfin où passent les informations que ce centre envoie en cas de problèmes mais qui n’arrivent ni dans les tains ni dans les gares alors qu’un vrai travail est fait en amont.

  2. Bluejet3000 dit :

    Il faudra un jour expliquer comment sont gérées les arrivées des trains en gare. Le 6h59 a perdu 5mn ce matin à moins d’un KM. des quais d’Austerlitz. La priorité a été donnée à la loco qui allait se raccorder au TER Centre.

  3. wendy41 dit :

    je tiens a féliciter le contrôleur du train 14071 du 9 aout pour son intervention hier suite a l agression d une voyageuse a bord du train.
    il a fait arrêter le train rapidement en gare de juvisy pour que la police intervienne.

  4. Cede dit :

    C’est très très bien tout ça… C’est de la belle communication…

    Un rapport récent de la SNCF suite aux incidents de Montparnasse pointe les défaillances de la communication. Et bien aujourd’hui encore un nouvel exemple.
    Il y a eu un incident de personne ce midi sur la ligne. La situation est perturbée toute l’après-midi. Personne n’y peut grand chose.
    Mais que les trains soient affichés en retard dans les applis avec juste la mention “train retardé”, ça c’est de la très très grande communication !!! Et si on interroge pas le personnel, et bien on ne sait rien (et encore, quand on a une information fiable).

    Je ne demande pas la lune, encore moins les étoiles, juste une information pertinente que les systèmes savent diffuser… quand quelqu’un veut bien se donner la peine de saisir l’information !!

    Cédric